Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Archives

2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 15:56

Selon une étude de l'ARCEP sur l'avancement des déploiement de réseaux WIMAX,  à mi-2008 :

·         seuls le Conseil Général du Haut-Rhin, Niverlan (Nièvre) et Nomotech (Morbihan) avaient réalisé leurs engagments de couverture WIMAX,

·         HDRR et SHD en avaient réalisé près de 50%, Altitude Wireless près de 14% et Bolloré télécom 1%,

·         seulement 3 régions sur 22 disposent d'offres commerciales WIMAX dans tous leurs départements,

·         10 régions n'ont aucune offre commerciale WIMAX.



Ce retard certain s'expliquerait essentiellement par l'adapotion générale du standard 802.16e, plus performant (plutôt que le 802.16d initialement prévu), alors que les performances, l'interoperabilité et la disponibilité des équipements 802.16e se sont fait attendre.

 

Le bilan effectué par l'ARCEP avec les acteurs a confirmé, malgré des débuts difficiles, l’existence de projets relevant de deux modèles principaux très différents :

·        Un modèle de FAI sans fil à l’échelle nationale pour des services haut débit nomades, notamment en zone dense, qui devra cependant trouver sa place entre les technologies du haut débit fixe et du haut débit mobile.

·        Un modèle orienté spécifiquement vers l’aménagement numérique du territoire, pour la couverture des zones blanches de l’ADSL, dans lequel la boucle locale radio se positionne comme une solution complémentaire dans une combinaison de technologies.


Sur le plan financier, il apparaît qu'un modèle national visant exclusivement la couverture des zones blanches de l’ADSL n'est pas viable sans subventions, dans un cadre de Réseaux d’Initiative Publique. Ceci est d'autant plus vrai que le WIMAX est concurrencé par de nouvelles solutions comme le NRA-ZO.

 

Quant aux offres nomades ou mobiles envisagées par certain acteurs, elles ont été rétardées par le manque de terminaux, cartes PCMCIA ou clés USB en 802.16e.

 

Repost 0
Published by Alain HAFNER - dans Marché et acteurs
commenter cet article
2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 08:45

Depuis que les licences régionales ont été attribuées en 2006 et la licence nationale d'Altitude Télécom rachetée par Iliad/Free, il ne semble pas que beaucoup de services commerciaux basés sur le WIMAX aient été lancés, si ce n'est à travers des collectivités locales.















Bolloré Télécom, HDRR, Maxtel et la Société du Haut Débit (SHD) et Iliad Free Wimax ne communiquent quasiment pas sur le développement de leurs réseaux. En revanche, HDRR a cédé 8 de ses 11 licences régionales à Bolloré télécom, et Maxtel 11 de se 13 licences régionales à Altistream…

Selon TDF, la technologie WIMAX permet aujourd'hui d'offrir un débit par utilisateur de 512 Kbits à 2 Mbits sur une distance pouvant atteindre 15 km en milieu rural. Aux États-Unis, Clearwire lance une offre WIMAX, jusqu'à 6 Mb/s de débit descendant et 1 Mb/s de débit montant. Mais l'avance dont le WIMAX disposait par rapport aux technologies de réseaux mobiles GPRS/UMTS a fondu, puisque le HSPA offre aujourd'hui des débits de 7 ou 14 Mb/s, et le HSPA+, disponible à la fin de l'année, propose 21 ou 28 Mb/s.

En fait, les écarts de caractéristiques techniques entre WIMAX et HSPA/LTE sont aujourd'hui assez faibles. WIMAX n'est plus, comme on l'avait dit à une certaine époque, l'unique solution pour offrir un service équivalent dans les zones où la densité est insuffisante pour justifier un déploiement en ADSL : la technologie HSPA/LTE et les nouveaux services par satellite en bande Ka permettent aussi, en théorie, d'offrir l'Internet haut débit dans les zones blanches.

La vraie question me semble être celle du coût de déploiement et de la rentabilité du service. Pour les opérateurs mobiles, HSPA/LTE offre la continuité dans les services et, dans une certaine mesure, dans le déploiement du réseau, par rapport aux réseaux 2G/3G. On peut penser que ces opérateurs préféreront largement capitaliser sur les infrastructures existantes plutôt que d'investir dans le WIMAX (cela dit, l'actionnaire principal de SHD n'est autre que SFR !).

Pour des acteurs spécialisés dans les réseaux pour les collectivités locales, qui ne disposent pas de licences d'opérateur mobile, le WIMAX serait en revanche la solution privilégiée, là où les solutions sur câbles ne sont plus adaptées. La problématique de la rentabilité est toutefois différente, dans ce contexte où les collectivités locales subventionnent le déploiement de ces réseaux.

Autre question, le type de service offert : fixe, nomade ou mobile ? Plus on voudra offrir de mobilité, et plus le coût de déploiement d'un réseau WIMAX sera important.

Repost 0
Published by Alain HAFNER - dans Marché et acteurs
commenter cet article
21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 11:13

Un peu plus de deux  ans après avoir fusionné sa filiale Cegetel avec Neuf télécom, SFR et son actionnaire Vivendi ont pu annoncer le rachat prochain  au groupe Louis Dreyfus de l'intégralité de ses parts dans le capital de Neuf Cegetel, pour un montant de 2,07 milliards d'euros, qui sera suivi d'une O.P.A. sur les parts détenues par le public. Au total, l'opération coûtera  à SFR 4,45 milliards. (Cf. annonces de SFR, Vivendi et Neuf Cegetel).

Frank Esser, président du Conseil d'Administration de SFR, a déclaré : "La phase de mutations importantes que connaît actuellement le secteur des télécommunications renforce les complémentarités naturelles entre SFR et Neuf Cegetel en termes d'activités, de bases de clients, de réseaux et d'équipes…"

Cette nouvelle consolidation est, effectivement, très logique. Neuf Cegetel est l'un des principaux fournisseurs de SFR et SFR son principal client. En effet, Télécom Développement, fusionné avec Cegetel en 2004, lui-même fusionné avec Neuf Télécom en 2005, était depuis 1997 le principal fournisseur du "backbone" de SFR. Le rachat permettra donc à SFR d'optimiser ses coûts et d'améliorer sa marge en internalisant ce réseau.

Le rapprochement apportera des complémentarités en termes de base de clientèle - même si une partie des clients SFR sont peut-être déjà clients de Neuf Cegetel  - mais aussi des économies d'échelle sur la facturation et la gestion clientèle, qui représentent un poste de coût important, après le réseau.

En termes de services, la transformation de SFR en un opérateur intégré lui permettra de proposer de véritables offres de convergence allant au-delà des offres packagées "quadruple Play" actuelles, qui sont encore loin des services intégrés que l'on commence à voir sur le marché.

La convergence au niveau des réseaux et des systèmes sera nécessaire pour offrir de véritables services intégrés. Mais la convergence des réseaux permettra aussi une bien meilleure optimisation, donc une réduction des coûts, et peut-être de nouvelles approches pour la densification de la couverture :  par exemple, l'utilisation de femto-cellules pour améliorer la couverture "in-door" ?

Ainsi, le groupe SFR, "présent dans le fixe depuis 1997" (au départ sous le nom de groupe Cegetel, puis SFR Cegetel) redécouvre l'intérêt des synergies entre fixe et mobile, après avoir longtemps prôné la stratégie "mobile centric" de Vodafone. SFR pourra ainsi répondre à Orange, qui a dans le domaine de la convergence fixe / mobile une certaine avance.

Mais il ne faut pas oublier les synergies en termes d'équipes. Le rapprochement apportera évidemment de profonds changements dans l'organisation, mais il faudra prendre le temps de réfléchir à l'organisation la plus efficace efficace pour fédérer les équipes et répondre aux nouveaux challenges d'un opérateur intégré.

Fort heureusement, il sera plus difficile, cette fois, de justifier un plan social, comme cela avait été le cas en 2005 à l'occasion de la fusion de Neuf Télécom et de Cegetel. En effet, SFR est une entreprise particulièrement rentable et Neuf Cegetel a atteint la rentabilité depuis 2006.

Nous terminerons donc sur cette note d'espoir, à la veille des fêtes de fin d'année.

Joyeuses fêtes et excellente année 2008 !

Repost 0
Published by Alain HAFNER - dans Marché et acteurs
commenter cet article
6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 09:33

Avec l'Iphone, Apple poursuit la transformation de son activité, initiée avec le lancement de l'Ipod. En effet, avec l'Iphone, Apple sera à la fois fournisseur d'équipement, mais aussi fournisseur de logiciel et de contenus avec Itunes et Itunes Store.

Mais l'évolution la plus étonnante est d'avoir imposé un modèle dans lequel Apple sera rémunéré par un pourcentage sur le chiffre d'affaires des opérateurs télécom qui commercialiseront -en exclusivité - les services basés sur l'Ipod, y compris sur les communications.

Il est dommage que les accords commerciaux signés entre Apple et ces opérateurs qui distribuent l'Iphone soient confidentiels et l'on ne saura pas si ce modèle constitue une bonne affaire pour les opérateurs ! En tous cas, le succès commercial semble être au rendez-vous puisque Orange annonce 30 000 Ipod vendus durant la 1ère semaine de commercialisation.

L'évolution de l'"écosytème télécom" amené par Apple avec Iphone n'est qu'un exemple, particulièrement significatif, des grandes maneouvres qu'ont commencé à se livrer opérateurs, équipementiers, fournisseurs de contenus, fournisseurs de services et de logiciels.

Repost 0
Published by Alain HAFNER - dans Marché et acteurs
commenter cet article

Articles Récents

Pages

Liens