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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 12:15

 

L'Internet à haut débit se porte bien, du moins si l'on en juge par le nombre d'abonnements, qui a atteint au 3ème trimestre dernier 20.4 millions, dont 19.5 millions en DSL, soit un taux d'équipement de 96% de la population en haut-débit et 92% en ADSL.*


Pourtant, environ 1.5% de la population n'est pas couverte par le DSL et environ 5% aurait un débit inférieur à 512 kb/s et 19% un débit inférieur à 2 Mb/s. Ceci résulte des limitations techniques de la technologie DSL, qui voit le débit baisser en fonction de la longueur de la liaison.

 

La solution technique existe : elle consiste à permettre l'installation d'équipements DSL (les DSLAM) dans de nouveaux points d’injection, les sous-répartiteurs, plus proches des abonnés que les Nœuds de Raccordement d'Abonnés (NRA) utilisés jusqu'à maintenant. France Télécom propose d'ailleurs une offre de gros "pour la résorption des zones rurales inéligibles au haut-debit".

 

Mais l’accès à la sous-boucle implique le réaménagement du réseau de boucle locale de France Télécom et la nécessité, pour les opérateurs alternatifs présents au NRA, de réinstaller leur propres accès aux niveau des sous-répartiteurs concernés, sous peine de perdre les accès déjà dégroupés ou de devoir passer à un niveau de service inférieur (offre "bitstream").

 

Aussi l'ARCEP a-t-elle proposé les conditions réglementaires permettant la mise en œuvre de ces solutions pour la montée en débit des accès Internet sans donner d'avantage concurrentiel à France Télécom. Ces propositions et l'analyse réglementaire des marchés correspondants, ont été publiées en janvier et font l'objet d'une consultation publique et de demandes d'avis  auprès de l'Autorité de la Concurrence.

 

Ceci devrait permettre de régler enfin cette question épineuse dont on discute depuis quelques années. Je connais quelques personnes, vivant dans des zones rurales mal desservies en Internet haut débit, qui auraient très certainement préféré une offre unique de France Télécom, mais à haut débit , plutôt que de continuer à bénéficier de la concurrence, à faible débit !

 

* Source : ARCEP, Observatoire trimestriel des marchés des communications électroniques en France, 3ème trimestre 2010 - CREDOC, La diffusion des technologies de l'information et de la communication dans la société française (2010).

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Published by Alain HAFNER - dans Haut Débit
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