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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 08:45

Depuis que les licences régionales ont été attribuées en 2006 et la licence nationale d'Altitude Télécom rachetée par Iliad/Free, il ne semble pas que beaucoup de services commerciaux basés sur le WIMAX aient été lancés, si ce n'est à travers des collectivités locales.















Bolloré Télécom, HDRR, Maxtel et la Société du Haut Débit (SHD) et Iliad Free Wimax ne communiquent quasiment pas sur le développement de leurs réseaux. En revanche, HDRR a cédé 8 de ses 11 licences régionales à Bolloré télécom, et Maxtel 11 de se 13 licences régionales à Altistream…

Selon TDF, la technologie WIMAX permet aujourd'hui d'offrir un débit par utilisateur de 512 Kbits à 2 Mbits sur une distance pouvant atteindre 15 km en milieu rural. Aux États-Unis, Clearwire lance une offre WIMAX, jusqu'à 6 Mb/s de débit descendant et 1 Mb/s de débit montant. Mais l'avance dont le WIMAX disposait par rapport aux technologies de réseaux mobiles GPRS/UMTS a fondu, puisque le HSPA offre aujourd'hui des débits de 7 ou 14 Mb/s, et le HSPA+, disponible à la fin de l'année, propose 21 ou 28 Mb/s.

En fait, les écarts de caractéristiques techniques entre WIMAX et HSPA/LTE sont aujourd'hui assez faibles. WIMAX n'est plus, comme on l'avait dit à une certaine époque, l'unique solution pour offrir un service équivalent dans les zones où la densité est insuffisante pour justifier un déploiement en ADSL : la technologie HSPA/LTE et les nouveaux services par satellite en bande Ka permettent aussi, en théorie, d'offrir l'Internet haut débit dans les zones blanches.

La vraie question me semble être celle du coût de déploiement et de la rentabilité du service. Pour les opérateurs mobiles, HSPA/LTE offre la continuité dans les services et, dans une certaine mesure, dans le déploiement du réseau, par rapport aux réseaux 2G/3G. On peut penser que ces opérateurs préféreront largement capitaliser sur les infrastructures existantes plutôt que d'investir dans le WIMAX (cela dit, l'actionnaire principal de SHD n'est autre que SFR !).

Pour des acteurs spécialisés dans les réseaux pour les collectivités locales, qui ne disposent pas de licences d'opérateur mobile, le WIMAX serait en revanche la solution privilégiée, là où les solutions sur câbles ne sont plus adaptées. La problématique de la rentabilité est toutefois différente, dans ce contexte où les collectivités locales subventionnent le déploiement de ces réseaux.

Autre question, le type de service offert : fixe, nomade ou mobile ? Plus on voudra offrir de mobilité, et plus le coût de déploiement d'un réseau WIMAX sera important.

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Published by Alain HAFNER - dans Marché et acteurs
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